La POLICE DES VIGNES

2 octobre 2019 Non Par passamontagna

La semaine passe’ la police, à pied dans le vignes, est allée chercher un camarades italien qui travaillait en France. Il a été accompagné au poste par deux gendarmes et deux flics en civils, pour lui poser quelques questions et l’informer qu’il était inquieté pour des faits de manifestation non autorisée et de rébellion. Ces événements dateraient du 22 Septembre 2018, dans la commune du Montgenèvre.

La GAV a duré 4-5 heures, pendants lesquels l’ami a été interrogé sur les organisateurEs présuméEs, ainsi que sur les participantEs.
Il n’a répondu à aucune questione et a été finalement relaché au bout de quelques heures, car pas assez d’éléments pour le garder au chaud.
Les seuls éléments qu’ils avaient contre lui étaient quelques photos dans le cortège dans les sentiers de Montgenèvre, à visage découvert.

A PROPOS DE LA COLLABORATION ENTRE LES POLICES.
Depuis cet été déjà, la collaboration en matière de répression de la lutte aux frontières entre les polices italienne et francaise s’est developpée.
La police italienne récupère les personnes refoulées directement à la PAF, di jamais-vu.
Avevo cette GAV, ces nouvelles amitiés pas si nouvelles se reconfirment.
Il semblerait que les photos di camarades italien aient été fournies par la DIGOS, ainsi que quelques noms.
Il n’y à pas grand chose de plus à dire. Si ce n’est que cette GAV est probablement liée à un enquête plus large.

Nous rappelons à toustes que:

En GAV, tout ce que tu dis pourra etre utilisé contre toi, et souvent contre les autres. N’avoir rien à déclarer et à la fois l’un de tes droits, et souvent la meilleure idée.
Tu peux refuser de signer tous les papiers qu’ils te présenteraient.
– On peut te demander ta photo-signalétique et tes empreinte pendant une GAV. Il est possible de refuser en France, meme si cela pourrait impliquer un procès en consèquence. Il ne te forceront pas à donner tes empreintes comme en Italien.
C’est ton droit d’appeler un avocat, surtout si la GAV devient un état d’arrestation.

Le 2 et le 24 Octobre se tiendront à Grenoble les procès en appel de Keke et Pierre, tout deux accusés d’aide à passer la frontière, parce qu’ils auraient été arrêtés alors qu’ils avaient dea personnes « sans papiers » à bord.
Encore un procès éminemment « politique », qui ne sert qu’à attaquer une fois de plus la solidarité active dans le brianconnais.