LA LUTTE NE S’ARRÊTE PAS : OCCUPATION DES TERRES A SAN DIDERO, LÀ OÚ DEVRAIT ÊTRE CONSTRUIT LE FUTUR AUTOPORT DE SAN DIDERO, QUI FAIT PARTIE DU CHANTIER DU TAV.

LA LUTTE NE S’ARRÊTE PAS : OCCUPATION DES TERRES A SAN DIDERO, LÀ OÚ DEVRAIT ÊTRE CONSTRUIT LE FUTUR AUTOPORT DE SAN DIDERO, QUI FAIT PARTIE DU CHANTIER DU TAV.

19 décembre 2020 Non Par passamontagna

Nous reçevons et publions (15 décembre)

LE REMÈDE EST DANS LA TERRE

A cause des coupes continues dans les budgets de la santé de ces dernières années, nous nous retrouvons dans ce moment de pandémie avec un système de santé sans outils et à genoux. Il semble encore plus absurde de continuer à gaspiller des milliards d’euros pour la construction du Tav.
D’après le projet de TELT, dans la zone de San Didero, où s’élève l’ancien autoporto (bâtiment jamais inauguré et aujourd’hui réduit à l’état de ruines), un nouvel autoport sera construit, autoport qui devra remplacer l’actuel de Susa. Sur la plaine de Susa, en fait, on ne sait même pas ce qui sera construit : peut-être une gare internationale, ou bien une décharge pour les déchets extraits des travaux du tunnel. Ce qui les intéresse, c’est d’avoir une façon de dépenser de l’argent.

La gestion de cette deuxième vague de pandémie montre bien ce qui est considéré comme « important », et donc qui doit être protégé, et ce qui peut être sacrifié, au nom de la lutte contre la crise sanitaire. La santé, la maladie et le bien-être dépendent de l’environnement et des conditions dans lesquelles chacun et chacune vit.
– La dégradation des anciennes terres de San Didero n’est pas due à l’abandon, mais à quarante ans de « culture industrielle ». Ceux qui les ont eues en leur possession jusqu’à présent n’ont pas le droit de continuer à s’en occuper, et encore moins de continuer à en aggraver l’état.
– La cémentification, c’est pour toujours. Ceux qui ont pollué, déversé, enterré des déchets ou n’ont rien fait pour l’empêcher, ne pourront pas se laver les mains dans des promesses de récupération. Leur intérêt est l’argent et la cémentification permanente et irréversible d’une autre partie de la vallée.
– Les industriels suivent leurs intérêts. Ils ne veulent pas que les nouvelles infrastructures donnent du « travail aux gens », mais au contraire : ils veulent des connexions rapides pour délocaliser, fermer et licencier les gens. Nous n’avons pas à les remercier.
– Les chantiers de construction des trains à grande vitesse sont d’abord occupés par la force, puis légitimés par des procédures d’expropriation. La loi est l’habit du tyran, il s’agit d’arrogance légalisée. Pas de droits pour les abuseurs de la terre.
– Le Covid-19 est causé par un virus, mais la pandémie l’est par le système social dans lequel nous vivons. Les mesures de protection contre le virus sont nécessaires pour nous protéger et surtout pour les plus vulnérables, mais les causes de la pandémie doivent être combattues au niveau social et historique. Nous devons nous attaquer à la façon dont l’homme vit sur terre, à l’industrialisation, à l’urbanisation, à la mondialisation.

Ils viennent de signer le premier contrat pour les travaux qui commençeront à San Didero. Sur un appel d’offres de près de 50 millions d’euros, 5 millions seront consacrés uniquement à la construction d’une enceinte pour « défendre » les terrains concernés par les travaux, qui transformeront la zone en un nouveau bastion de TELT. D’après le contrat, les travaux pour prendre possession des terrain devraient commencer d’ici le 31 décembre 2020, sinon le financement européen sera perdu.
C’est pourquoi, à partir d’aujourd’hui, nous serons présents ici, de façon permanente et stable, pour occuper les terres qui doivent être cloturés-
S’ils doivent venir sur ces terre, c’est nous qu’ils trouveront.
Nous ne voulons pas d’un nouvel autoport, ni ici ni ailleurs. Nous ne voulons pas le Tav !

https://vimeo.com/490772170

smart